Manon Ache.
Un piano, une voix, une présence. Ses chansons tiennent toutes seules. 

Comme autant de petits miroirs sur la vie, elles nous proposent un regard, celui d'une trentenaire sensible et pétillante vibrant au gré de ses coups de cœur, ses coups de mou, ses coups de gueule, ses coups de foudre, ses  coups de cafard. Une trentenaire qui jongle avec ses vies et ses envies et traduit avec légèreté ses moments de doutes et de tristesse, ceux que l'on aime détester. De ses mains agiles sur le clavier et de son écriture réaliste poétique, Manon Ache emballe l'intimité du quotidien dans un écrin élégant et délicat. 

 

Depuis son plus jeune âge, Manon évolue dans un milieu où la musique fait partie intégrante de la vie quotidienne : des concertos brandebourgeois des petits déjeuners du dimanche matin aux chansons de Brassens chantées par son père en passant par les cours de danse et de piano classique et des études au Jazz Studio d’Anvers, il n’était pas tout à fait surprenant qu’elle ressente le besoin évident de développer son propre projet musical.

Biberonnée aux textes engagés de ses aînés, elle s'imprègne d'Anne Sylvestre et de Barbara mais aussi de Brel et de Renaud avant d’être touchée, plus tard, par Lynda Lemay ou Pierre Lapointe. Elle trouve chez ces artistes des exemples aussi subtils que puissants qui influencent fondamentalement sa plume et ses compositions. 

 

« La douleur embellit l’écrevisse ». Du couple à la maternité (Les timbres, J'veux plus tellement), de la séduction à la prostitution (Choisir sans renoncer, L'ambulance), Manon Ache dépeint, en 6 titres forts, le spectre des relations humaines.

Si Manon est seule à la composition et à l’écriture, elle n’en est pas moins bien entourée pour ce premier EP : John Janssens (leader du groupe Papa Dada et claviériste pour Puggy) travaille à ses côtés pour les arrangements et la direction artistique, on retrouve Matthew Irons (Puggy) et Gil Delogne à la guitare, Nicholas Yates (Samir Barris, Sidewiners...) à la contrebasse, Céline Chappuis (La Compagnie du Scopitone) au violoncelle et Jordan Greenwood (Coffee or Not) aux percussions.

Sur scène, Manon incarne son projet en piano solo et partage avec nous ses belles chansons pas drôles avec le sourire.